Café Michel, torréfacteur équitable

Café Michel, torréfacteur équitable

L’élixir noir. Le café, boisson caféinée par excellence, est le trait d’union entre des cultures parfois aux antipodes. Originaire du berceau de l’humanité (Éthiopie), il se cultive dans tous les bassins tropicaux des confins de l’Extrême-Orient aux montagnes andines. Le goût inimitable du café a conquis l’Europe durant la Renaissance. La légende raconte que le pape Clément VIII, à qui l’ont conseillé d’interdire cette boisson, fut subjugué à la première gorgée et au contraire baptisa ce breuvage.

Passant aisément la postérité, le café apparaît comme l’exemple type de la culture commerciale moderne. Il est produit exclusivement au Sud mais se consomme essentiellement au Nord. La symbolique ne s’arrête pas là. Le café est aussi l’emblème du commerce équitable. Une apologie logique puisque c’est le produit le plus exporté après le pétrole et son prix est fixé par les cours de la bourse. Le seul anachronisme se situe au niveau des plantations puisque 70% du café produit dans le monde provient d’exploitations familiales et modestes, loin du cliché des immenses domaines agricoles.

Café Michel, coopérative internationale

Ce riche héritage a conquis des milliers de torréfacteurs dont Michel Gélis, fondateur de Café Michel, une société coopérative et participative (SCOP) en 1981. L’entreprise a connu pas mal de mutations statutaires. Elle n’en est pas moins une pionnière en matière de café biologique issu du commerce équitable. La SCOP travaille avec des partenaires à travers les continents (Afrique, Asie, Amérique centrale et sud). Le « fairtrade » a permis aux familles de producteurs d’améliorer sensiblement leur qualité de vie. Les enfants sont maintenant scolarisés, la culture du café étant économe en bras.

Leur métier : la torréfaction

Basé en Gironde à Pessac, les bureaux de Café Michel possède un atelier de 1000m² dédié à la torréfaction. Une fois la matière première acheminée en France, la coopérative commercialise 10 cafés pur origine et 3 blend d’une incroyable diversité. Les cafés sont exclusivement des arabicas lavés d’altitude. Ils sont transformés dès l’origine par une méthode traditionnelle dite « voie humide ». Le process est assez simple :  après dépulpage de la cerise, la graine est mise à fermenter, puis lavée à l’eau et enfin séchée au soleil. La voie humide permet de diminuer l’amertume, d’augmenter l’acidité et de procurer plus de finesse gustative. Ils se distinguent des cafés naturels (séchés sans fermentation) plus corsés et moins aromatiques. Tout cela dans le respect des dogmes de l’agriculture biologique.

Enfin, Les bienfaits du café sur la santé sont nombreux (cœur, dégénérescence cérébrale, mélanome etc…) . À son échelle, la société participe à la protection de l’écologie, de la biodiversité et ceux à travers le monde en soutenant ses producteurs.  Café Michel respecte les producteurs qui les cultivent et mécaniquement les consommateurs qui la boivent…Fairtrade, obviusly ! * 

*(Commerce équitable, évidemment) 



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