En énergie, le ciment se transformera !

En énergie, le ciment se transformera !

Et si la lumière venait des trottoirs ? Un groupe de chercheurs de l’université de Lancaster le promet dans les années à venir. Après de longues mais fructueuses recherches, ils ont réussi la prouesse d’inventer un nouveau ciment capable d’accumuler de l’énergie électrique et des informations sur son état de dégradation. Vieux comme un pont Romain, le ciment n’a pas connu d’évolution significative depuis la Révolution industrielle du XVIIIème et l’apparition du ciment de Portland.

Mais ça c’était avant que les huiles de Lancaster se penche sur la question. Ils sont parvenus à modifier la structure chimique du liant. Ce nouveau ciment dit géo-polymère est conçu à base de potassium, de cendres volantes (combustion du charbon) et d’autres composants chimiques non dévoilés. Sa particularité majeure est donc de permettre à des ions de circuler à travers sa structure. Grâce ce procédé, le béton devient conducteur et capable de stocker de l’énergie. Une innovation qui à l’échelle industrielle pourrait permettre de modifier radicalement les consommations d’énergies citadines. Indirectement cela réduirait aussi la pollution liée au ciment de Portland. Produit à hauteur de 4 milliards de tonnes par an, il concentre à lui seul, 7% des émissions mondiales de CO2 résultant de sa fabrication.

Une innovation qui ouvre la voie à des logements auto-suffisants ?

Peut-être bien. En fabriquant des immeubles, des maisons ou des simples trottoirs à partir de ce ciment, les bâtiments se transformeront en batteries géantes capable de stocker, par exemple, l’énergie de panneaux solaires et de la restituer aux habitants le soir venu.  Autre point très positif de ce ciment « intelligent », il permettrait de se passer des volumineuses et dispendieuses batteries de stockage. D’après les calculs des chercheurs, ce béton 2.0 serait en mesure d’offrir une capacité de de charge et de décharge entre 200 et 500 watts par mètre carré. Il sera donc possible de l’utiliser pour l’éclairage public s’il essaime partout dans les villes. Pour info, un réverbère consomme 700 watts par nuit. Les utilisations possibles sont tout aussi alléchantes. On peut imaginer que des trottoirs coulés dans ce materiau pourraient alimenter directement des capteurs de gestion du trafic automobile, de surveillance de la pollution ou de drainage des eaux. Enfin, un détail qui a son importance, ce ciment est pensé pour être imprimé en 3D.

Même d’un point de vue pécunier, ce liant géo-polymère sera moins coûteux à produire que le ciment Portland…. Et moins couteux à entretenir puisqu’il sera capable de signaler en temps réel son état de détérioration ! Pas con, ce béton !  😊



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