Le sac plastique s’autodétruira dans 5,4,3…

Le sac plastique s’autodétruira dans 5,4,3…

L’extinction ou du moins la transformation des matières plastiques est un enjeu majeur. Grâce aux progrès technique et à une prise de conscience globale, la communauté scientifique commence à trouver des réponses à cette problématique. Après le supermarché, Plastic Odyssey, coup de projecteur aujourd’hui sur Roberto Astete, président de SoluBag, une entreprise spécialisée dans la fabrication de matériaux qui se désintègrent au contact de l’eau. La société a fabriqué un sac écolo capable de se dissoudre dans l’eau en « 5 minutes top chrono ». Elle compte le commercialiser à partir d’octobre, au Chili, pays d’origine des ingénieurs.


Un coût mesuré, un résultat probant

Pour réaliser un sac complètement soluble, les concepteurs ont remplacé le pétrole par du calcaire dans la formule chimique. « C’est comme faire du pain », sourit Roberto Asteste. « Pour faire du pain, il faut de la farine et d’autres ingrédients. Notre farine, c’est l’alcool polyvinylique [soluble dans l’eau] et d’autres ingrédients, approuvés par la FDA [l’agence américaine chargée de la sécurité alimentaire et des médicaments], qui nous ont permis de fabriquer différents produits » en plastique avec ce matériel.

En plus de cette prouesse technique, ce sac n’est dangereux ni pour l’homme ni pour l’environnement. Une fois le sac dissous, « il reste du carbone dans l’eau mais sans aucun effet sur le corps humain » selon le président de Solubag. Preuve à l’appui, lors d’une démonstration grandeur nature, un de ses partenaires a bu devant l’assistance un grand verre d’eau du bocal ayant contenu le sac.

L’autre point fort de ce procédé est pécunier. Pour la société, produire ces sacs ne coûtent pas plus cher qu’un traditionnel puisque la méthode est la même seul un composant change. « La grande différence entre le plastique traditionnel et le notre est que le premier va rester entre 150 et 500 ans dans la nature et le nôtre seulement 5 minutes. On décide quand on le détruit » se félicite Roberto Astete. Avant d’ajouter : « À présent, on peut recycler les sacs dans sa casserole ou sa machine à laver ».

Un sac qui en appelle d’autres…

Solubag a présenté un autre sac en toile, plus résistant, mais soluble seulement dans de l’eau chaude. La mise au point de ce procédé devrait aboutir sur d’autres améliorations et des innovations sur ces révolutionnaires sacs solubles. La lutte contre le plastique dans les océans est un combat vital auquel il faut trouver des solutions. On peut remercier ces chiliens pour mettre leur ingéniosité au service d’une cause qui sert à tous.



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