Une crise ? Quelle crise ? (environnement)

Une crise ? Quelle crise ? (environnement)

On peut se poser la question en ces temps agités ou le mot de crise est évoquée à chaque coin de journal, physique ou numérique : Une crise ? Quelle crise ?

Parlons-nous de ce chaos médiatique alimentant l’angoisse de la crise économique émergente, de la crise sanitaire virale en tous les sens du terme ? De la crise environnementale ?

Et si en fait ce que l’on nomme crise était tout simplement une étape d’une profonde transformation , passage obligatoire d’une prise de conscience universelle (ou presque !!) que cela ne peut pas durer, qu’on ne peut pas impunément polluer , piller, consommer et sortir indemne de celle frénésie de bonheur artificiel…

 

Que restera-t-il de cette « mutation virale » :

Saurons-nous encore télétravailler, arrêterons-nous  d’aller à l’autre bout du monde pour nous rassurer sur notre propre bonheur en rencontrant le malheur des autres, arrêterons-nous de penser que l’on protège la flore et la faune en allant rencontrer les ours blancs et les forêts tropicales tout en rejetant dans l’air des tonnes de kérosène brulé nécessaire à notre voyage ?

La simple vision de la caldera de Santorin est révélatrice. Débordante de bateaux de croisière crachant des coulées de laves humaines vers un site déjà saturé de tourisme de masse, elle est le symptôme même de la dangerosité et de la folie de nos excès.

Nous devrons, après cet épisode certes difficile mais cependant anecdotique à l’échelle des enjeux universels, revoir profondément nos modes de vie, nos aspirations de valeurs existentielles et comprendre réellement ce qu’est l’intérêt de vivre avant que d’avoir à seulement devoir survivre ……demain.

 

L’écologie n’est pas une valeur politique mais un vrai principe scientifique, humain. 

Le Coronavirus est une simple mise en garde naturelle de ce que l’environnement général peut produire nous prouvant la futilité de nos économies, de nos usages et systèmes à bout de souffle.

Retenons notre impuissance individuelle face à ce micro-organisme, retenons la fragilité systémique de nos états : Nous maitrisons tant de technologies, de  sciences, de savoirs en tout domaine que nous pensions être protégés de risques naturels élémentaires.

Les cataclysmes, la fonte des glaces, la disparition de la biodiversité entrainent déjà plus de victimes que le COVID 19 et ne pourront peut-être jamais être enrayés. Cela n’émeut ni les grands dirigeants ni les systèmes économiques car les modifications se font dans la durée et les conséquences ne sont pas directement palpables ou trop éloignés des préoccupations nombrilistes des sociétés  occidentales. Prenons garde : les migrations climatologiques existent déjà, le pillage des terres pour assurer la satiété des peuples à la démographie galopante est une réalité, l’effondrement de nos côtes à la suite de la montée des eaux prouvent l’imminence d’un processus engagé et peut être d’un point de non-retour.

Il s’agit aujourd’hui de décider si nous allons subir ceci jusqu’à anéantissement de notre propre espèce ou allons-nous changer individuellement puis collectivement nos comportements afin d’éviter un prochain confinement.

Pour conclure, je voudrai rapporter une définition de Larousse du mot confinement :

Situation d’une population animale trop nombreuse dans un espace trop restreint et qui, de ce fait, manque d’oxygène, de nourriture ou d’espace

De quelle crise parle-t-on alors lorsqu’on décide de confiner la population ?

Et si l’étymologie devenait révélatrice de notre future ?

Ainsi  cum signifiant la même limite et finis rappelant l’origine latine du mot fin, notre civilisation prise par ces inconséquences environnementales  et ses propres démons de  plaisir immodérés  fera-t-elle connaitre à tous les individus la même fin.

 

Alors une crise ?? Quelle crise ?  Disons plutôt les crises !!  

 


Robert M. – Contributeur libre


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