Biocoop, lanceur d’alertes

Adepte des campagnes de communication engagées, Biocoop reste fidèle à ses valeurs. A quelques semaines de la campagne présidentielle, le leader de la Bio interpelle les candidats sur l’utilisation toujours plus massive des pesticides dans l’Agriculture française.

Pierrick De Ronne, président de Biocoop, a lancé avec force une campagne communication visant à sensibiliser les candidats à la présidentielle, mais pas que. Les chiffres énumérés par le leader de la Bio sont éloquents. En 10 ans, la quantité de pesticides utilisés a augmenté de 25% entre 2008 et 2018. Un fait malgré tous les beaux discours entonnés ici et là par les gouvernements successifs. Cette « campagne d’interpellation » comme l’indique le patron de Biocoop vise à remettre certains sujets du quotidien au cœur de la campagne présidentielle, phagocytée par la pandémie puis maintenant la guerre en Ukraine.

Crédit : Circuit BIo / Campagne BIOCOOP

Une piqure de rappel

Au cours de son allocution, Pierrick de Ronne a soulevé un certain nombre de vérités sur notre modèle agricole actuel. Il met en avant l’utilisation toujours plus répandue des pesticides, «  un sujet très important pour les Français qui font très bien le lien entre l’usage des pesticides et leur dangerosité pour la santé, argue le PDG de Biocoop, « C’est ce critère qui fait bouger les consommateurs sur leur alimentation ».  Les pesticides, un sujet touchy pour l’exécutif qui vient de prolonger l’autorisation du glyphosate ou encore des néonicotinoïdes. Ces thématiques entrent dans le prisme plus global de la lutte contre le réchauffement climatique alors que les rapports scientifiques alarmants se succèdent. 

Des labels en trompe l’œil ? 

Autre question soulevée par M. De Ronne, les labels Bio et le développement des labels alternatifs, HVE en tête, qui brouillent le message et in fine l’attractivité de l’Eurofeuille. « Il nous faut revenir aux fondamentaux de la bio pour faire émerger les sujets qui font la vraie différence entre le label bio et les autres »  clame l’entrepreneur. Un avertissement qui est aussi un tacle à peine voilé au circuit conventionnel. Les grandes enseignes font du bio en masse mais participent grandement à la défiance et au manque de lisibilité autour des produits biologiques en proposant du bio sur-emballés ou importés de l’autre de la planète pour faire baisser les coûts. 

Nous partageons les constats de Biocoop, nous soutenons, à notre échelle, leur initiative pour dénoncer l’usage toujours plus important des pesticides. Chez Noscoursesbio, nous militons pour un monde de la bio épuré et sain pour le consommateur. 

 

 



Laisser un commentaire