COP26 : Les nouvelles mesures de l’édition 2021

COP26 : Les nouvelles mesures de l’édition 2021

Pour sa 26e édition, la COP26 a réuni, du 31 octobre au 12 novembre,196 pays à Glasgow, en Écosse. L’objectif de cette conférence était de définir les engagements de ces pays pour lutter contre les conséquences du changement climatique. Pour donner suite au « Pacte de Glasgow », de nombreuses mesures ont été prises afin de palier l’impact de l’Homme sur l’environnement. Les réactions étaient agitées autour de cet accord considéré comme non abouti. 

 

Les mesures prises pour cette édition 2021

 

Les enjeux climatiques

 

 Maintenir l’objectif de limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C en 2100 : en 2021, 194 pays ont signé l’accord de Paris. Le but de cet accord est de limiter la hausse des températures en dessous de 2 °C, en tenant compte de l’impact industriel. Celui-ci doit être revu pour limiter les impacts environnementaux. Cependant, l’ONU estime qu’il y aura une hausse de +2.7 °C d’ici 2100.

 

Plus de 120 pays, représentant 90% des forêts, sont déterminés à inverser les tendances de la déforestation en 2030. Par exemple, en 2019, l’Amazonie brésilienne a perdu 10 000 kilomètres carré de forêt par année. Cette superficie est alarmante face aux 6 500 kilomètres carrés perdus lors des dix dernières années. L’effet Bolsonaro sans aucun doute…. 

 

La suppression des énergies fossiles

 

82 pays vont désormais viser la neutralité carbone dans leurs objectifs d’ici 2050. Ce sont 13 pays de plus que lors de la COP25. 100 pays s’engagent également à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour en savoir plus sur la « neutralité carbone », cliquez ici !

 

100 entreprises (Uber, General Motors, …), États, villes et gouvernements nationaux s’engagent à convertir leur parc automobile avec des voitures et fourgonnettes à émission zéro. 13 pays ont déclaré qu’ils mettraient fin à la vente des véhicules lourds fonctionnant avec des combustibles fossiles. Accélérer la transition écologique vers des voitures et des fourgonnettes qui n’émettent plus de GES d’ici 2040 est l’objectif principal

 

39 pays se sont engagés pour mettre fin aux financements publics à l’étranger de projets d’énergies fossiles ne respectant le processus de capture de carbone dès 2022.

 

 

Les réactions face à ces nouvelles mesures

 

Une vague d’agitation s’est fait sentir face à ces nouvelles mesures. Certaines phrases du texte stipulent que certains pays pourront modifier leurs engagements en cas de « circonstances nationales particulières ». Ce qui veut dire qu’un pays peut ne pas respecter ses engagements environnementaux si ceux-ci impactent son activité économique. Par exemple, l’Australie est économiquement très dépendante de son industrie du charbon.  

À la suite des pressions de la Chine et de l’Inde, la suppression du charbon se retrouve désormais « réduite ». Ce changement a suscité des incompréhensions de la part de certains pays. Alok Sharma, président britannique de cette édition de la COP26, exprime sa désolation à l’issue de cette conférence sur les ambitions prévue pour les dix prochaines années. Il estime qu’il est vital que cet accord soit protégé et s’excuse pour les changements de dernière minute à propos des énergies fossiles. 

Cet exemple démontre qu’il sera très difficile de concilier l’urgence climatique et croissance économique pour certains pays comme les deux géants d’Asie…qui sont aussi dans le trio de tête des plus gros pollueurs. 

 

 

Et la France dans tout ça ? 

 

À l’issue de cette COP26, la France décide de participer à la réduction de la production de pétrole et de gaz à travers une coalition internationale. Nommée BOGA (Beyond Oil & Gas), elle a pour objectif d’abandonner progressivement la production d’énergie fossile à une date échéante (qui n’est pas encore fixée). 

La France arrête également le financement aux énergies fossiles non-conventionnels. « La lutte contre les dérèglements climatiques implique nécessairement de tourner la page des énergies fossiles » annonce Barbara Pompili, ministre de la transition écologique. La France s’était engagée à ne plus financer les projets de recherche et d’exploitation pour les hydrocarbures non-conventionnels et le charbon en 2020. En 2022, la France continuera de travailler sur l’amélioration du bilan carbone afin de sortir rapidement de la dépendance aux énergies fossiles

Concernant la déforestation, la nation s’est engagée à lutter contre celle-ci d’ici 2030. Pour ce faire, la France va contribuer aux 10,3 milliards d’euros de fonds publics entre 2021 et 2025. Les 6,2 milliards d’euros restants seront financés par des investisseurs privés. 

Enfin, un des objectifs suite à cette conférence sur le climat est la réduction des émissions de méthane. L’élevage, l’agriculture, les déchets et les combustibles fossiles émettent du méthane. En proportion, le méthane est le deuxième émetteur de gaz à effet de serre lié à une activité humaine, après le CO2. Facteur aggravant, son impact climatique est 29 fois plus important que celui du CO2 au cours du dernier siècle.  


Vous l’avez compris, à travers cette COP26, les pays tentent au mieux d’améliorer les conditions climatiques. Mais les objectifs attendus sont encore difficiles à atteindre.
C’est donc à nous, citoyens, d’agir au maximum dans notre quotidien et à notre échelle pour préserver les richesses de notre planète. 


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